la crypte

Chapelle "cachée", comme le précise son nom, la crypte est située sous le chœur. Il est généralement possible d'y accéder dans le cadre d'une visite du Musée Paul Delouvrier.

Arrivant du chœur par un escalier, avant de pénétrer dans la crypte, on découvre tout d'abord une crucifixion à taille quasi humaine placée sur le mur. Il s'agit d'une œuvre en émail réalisée en 1970. Elle a été offerte à la cathédrale par son auteur Jean Bétourné, Maître Émailleur à Limoges. Constituée de trois pièces, l'artiste y a représenté à gauche du Crucifié, Marie, sa mère, et à droite saint Jean, "l'apôtre que Jésus aimait", le seul à l'avoir suivi jusqu'à la Croix. Sa présence à l'entrée de la crypte des évêques rappelle que la mort du Christ, pareille à celle des hommes, va précéder la Résurrection à laquelle tous sont aussi appelés.

C'est dans cette chapelle que reposeront pour l'éternité les évêques d'Évry. Pour cela, vingt-quatre tombeaux y ont été aménagés à la verticale des marches du chœur. La tradition veut, en effet, que les anciens évêques soient inhumés dans leur cathédrale. Monseigneur Malbois, premier évêque du diocèse, y repose depuis février 2017 (premier tombeau en haut à gauche).

La colonne supportant l'autel prend appui dans la crypte. Elle est le symbole du lien unissant le diocèse et ses anciens pasteurs (tout comme la basilique Saint Pierre de Rome est édifiée sur le tombeau du premier pape). Sur la colonne, face aux tombeaux, est fixée une pierre provenant de l'église Saint Corbinien de Saint Germain lès Arpajon, lieu de naissance du Saint Patron de la cathédrale.

Depuis novembre 2013 deux œuvres monumentales de Victor Vasarely sont exposées. Offertes en 1992 à la ville de Charenton-le-Pont, elles étaient destinées à une chapelle de la ville. Le projet abandonné, elles furent exposées dans une église de Marseille avant d'être prêtées à la cathédrale. L'une représente le Christ, l'autre Saint Pierre. Figuratives et religieuses (une exception chez l'artiste), elles trouvent ici tout leur sens puisque le Christ est celui qui a appelé Saint Pierre et, à sa suite, les évêques à se mettre au service de son Église.