la chapelle de jour

À l'opposé du chœur, la chapelle de Jour est située sous l'entrée principale, en léger contrebas de la nef. De forme octogonale, rappel du "huitième jour" celui de la Résurrection, elle est orientée à l'est (cette orientation traditionnelle des églises n'a pu être retenue pour la cathédrale en raison de la déclivité du terrain).

Elle est éclairée par un "puits de lumière" situé derrière l'autel. Sur le sol en granit noir, un labyrinthe, imité de celui de la cathédrale de Chartres, symbolise le cheminement de la vie chrétienne. À l'entrée, une inscription indique l'emplacement d'une des premières pierres. L'autel et les sièges en chêne sont travaillés dans le même style que les bancs de la nef.

Le sculpteur Gérard Garouste a réalisé pour la chapelle trois œuvres en fer forgé doré. C'est tout d'abord une Vierge à l'Enfant. Son style particulièrement moderne peut surprendre. Seul le visage de Marie est représenté, sa tête et ses épaules sont recouvertes d'un manteau. L'Enfant Jésus porte lui aussi un manteau. Il est placé en avant de sa mère comme s'il avançait vers le visiteur. Chaussé d'une sandale, il lève son bras gauche en signe d'autorité, son visage sans âge est intemporel. La partie inférieure représente un buisson de roses, symbole du Rosaire, la prière à Marie par excellence.

Près de la statue des veilleuses ou de petits ex-voto sont souvent déposés par les fidèles venus prier.

Situé près du puits de lumière, le tabernacle, renfermant les hosties consacrées, évoque le pain de Vie : une corbeille contenant des pains est entourée de deux poissons.

La troisième sculpture est un Christ placé face à l'autel. Inspiré de l'évangile de Saint Jean, il représente un cep de vigne dont les branches constituent les bras de la Croix. Au centre, une pièce de bronze doré, ayant la forme d'une tête d'un bélier, représente le tombeau vide, la pierre roulée, le Christ ressuscité et les gardes endormis. Au-dessus, à la place de la traditionnelle inscription "I.N.R.I.", une autre pièce évoque la pierre angulaire, l'artiste y a gravé l'inscription "Je suis l'alpha et l'oméga" signifiant que le Christ est à la fois le commencement et la fin. Ces statues sont aujourd'hui protégées par des vitres en plexiglas destinées à empêcher certains fidèles originaires d'Asie du sud de gratter les feuilles d'or qui les recouvrent.