les œuvres d'art

le baptistère

Le baptistère, ou "fonts baptismaux", contient l'eau bénite utilisée pour le baptême. Il est placé près du portail de cérémonie sous le regard de la Vierge, à l'entrée chœur.

Autrefois, le baptistère était généralement une petite cuve située au fond de l'église au-dessus de laquelle est porté l'enfant à baptiser. Le prêtre y puise l'eau utilisée pour le sacrement. Depuis le concile Vatican II, la cérémonie du baptême est remise en valeur. Elle n'est plus une célébration "intime" mais, au contraire, souvent intégrée aux messes dominicales. C'est pourquoi le baptistère se trouve à l'entrée du chœur, visible. Offert, tout comme l'autel, par le diocèse de Munich, il est taillé dans un bloc de marbre de Carrare et sa forme ronde rappelle celle de la cathédrale. Il est aujourd'hui protégé par un couvercle transparent destiné à empêcher de stupides visiteurs d'y jeter des pièces de monnaie.

L'évêque a voulu, par sa forme, renouer avec la tradition des baptêmes par immersion tels qu'ils étaient pratiqués dans l'Église primitive. Ce choix est d'autant plus justifié que se multiplient les baptêmes d'adultes. Pour des raisons de commodité, ce type de baptême n'est cependant pratiquée qu'exceptionnellement à la cathédrale. Lors des baptêmes traditionnels, le prêtre y puise l'eau pour en asperger le front du catéchumène.


le Chemin de Croix

Contrairement à ce que pensent certains visiteurs, les douze croix de consécration, placées dans le fond de la cathédrale, ne sont pas le Chemin de Croix.

Ici pas de tableaux plus ou moins figuratifs représentant la Passion du Christ. Placé dans l'escalier qui descend vers le chœur, il est constitué de trois grandes plaques de bois pétrifié poli provenant de l'Arizona, de deux arcs et d'une croix en bronze doré. C'est l'œuvre de Jean-Christophe Guillon, un artiste grenoblois.

Le bois (bois de la Croix) devenu pierre (pierre d'angle) est, bien sûr, le premier symbole de cet ensemble.

Le premier panneau de couleur rouge représente le monde romain. Il intègre à lui seul les sept premières stations. Le second, de couleur noire, placé verticalement, rappelle la mort du Christ "debout" sur la Croix, les nervures blanches étant l'annonce de la Résurrection. Les arcs de bronze, portant gravés les numéros des stations, qui séparent les deux premiers panneaux symbolisent la Couronne d'épines. Le troisième panneau, le plus blanc, est une "quinzième" station, celle de la Résurrection. Il rejoint la Croix de gloire en bronze.

 

le tabernacle

Historiquement, le tabernacle était destiné à recevoir les hosties consacrées au cours de la messe pour constituer une "réserve" destinée aux malades ou aux fidèles n'ayant pu assister à l'office. Lieu de la présence réelle du Christ ressuscité, le tabernacle est placé non pas derrière l'autel, emplacement assez traditionnel avant la réforme liturgique, mais à gauche de celui-ci.

De forme cubique, supporté par une poutre métallique, comme les autres sculptures, il est l'œuvre du sculpteur Louis Cane. Il est recouvert sur cinq faces de mosaïques inspirées des dessins utilisés dans la primitive Église. Les thèmes de la décoration sont les symboles habituels des premiers chrétiens : colombe, raisin, pain, poisson…