les rues alentour

La municipalité d'Évry a donné aux rues autour de la cathédrale des noms de personnalités catholiques de premier plan.

 

le Square Jean-Paul II (1920 – 2005)

Karol Józef Wojtyła est né à Wadowice en 1920. Ordonné prêtre en 1946, il est nommé évêque auxiliaire de Cracovie en 1958 puis archevêque en 1964. Il est élevé au cardinalat en 1968.

Après la mort surprise de Jean-Paul Ier, il est élu pape sous le nom de Jean-Paul II en 1978. Au cours d'un des plus longs pontificats de l'histoire il effectua 104 voyages à travers le monde. Il est venu en visite pastorale à la cathédrale le 22 août 1997 à l'occasion des Journées Mondiales de la Jeunesse. Il rédigea de nombreuses encycliques et encouragea le dialogue interreligieux, non seulement avec les autres Églises chrétiennes, mais également avec le monde musulman, juif ou bouddhiste.

N'ayant pas renoncé à sa charge malgré la maladie, il est décédé au Vatican le 2 avril 2005. Il a été béatifié le 1er mai 2011 et canonisé le 24 avril 2014. Il est fêté le 22 octobre, date anniversaire de son intronisation.

 

le Cours Monseigneur Romero (1917 – 1980)

Óscar Arnulfo Romero y Galdámez est né en 1917 à Ciudad Barrios au Salvador. Second d'une famille de sept enfants, il entre au séminaire à l'âge de treize ans. Il fait des études à Rome et est ordonné prêtre en 1942. Il est nommé archevêque de San Salvador en 1977.

Dès sa nomination il entre en conflit avec le pouvoir, dénonçant les massacres, les assassinats, la torture, les atteintes aux droits de l'homme. Homme de dialogue, opposé à toute violence, il dénonce chaque dimanche dans sa cathédrale, et à la radio religieuse les exactions commises. Traité de communiste, le 23 mars 1980 il lance un appel aux militaires malgré les menaces de mort perpétrées à son endroit les semaines précédentes : "L'Église ne peut se taire devant tant d'abomination, je vous ordonne au nom de Dieu, arrêtez la répression". Le lendemain il est assassiné sous les yeux des fidèles alors qu'il célèbre la messe dans la chapelle d'un hôpital.

 

la Rue Père André Jarlan (1941 – 1984)

André Joachim Jarlan est né en 1941 à Rignac dans le département de l'Aveyron. Ordonné prêtre à Rodez en 1968, il fut tout d'abord vicaire de la paroisse d'Aubin où il prit contact avec le monde ouvrier. Désirant se rendre en Amérique latine, il prit des cours d'espagnol à l'université de Louvain. En 1983 il quittait la France et s'installait à la paroisse Notre Dame de la Victoire de Santiago du Chili.

Très proche de la population, en contact avec les drogués de la région, il aidait les plus pauvres et les blessés lors des déchaînements de violence à l'occasion des manifestations contre la dictature. Le 4 septembre 1984 vers 18 h 45, il était assassiné chez lui d’une balle dans la tête alors qu’il lisait la Bible. À l’annonce de sa mort les habitants du quartier sous le choc allumèrent des bougies dans les rues. Quelques jours plus tard son corps était rapatrié en France.

 

la Rue de l'Abbé Grégoire (1750 – 1831)

Henri Jean-Baptiste Grégoire est né en 1750 à Vého sur le territoire des Trois-Evêchés, aujourd'hui dans le département de Meurthe et Moselle. Ordonné prêtre en 1775, il deviendra une des figures de la Révolution Française. Proche du Tiers-État, il réclame l'abolition de l'esclavage et des privilèges et se déclare favorable au suffrage universel.

Contrairement à de nombreux prêtres "réfractaires", il prêtera serment à la Constitution civile du clergé, ce qui lui vaudra d'être déclaré schismatique par le pape. Malgré l'interdiction de l'archevêque de Paris, des obsèques religieuses seront célébrées lors de son décès à Paris en 1831. À l'occasion du transfert de ses cendres au Panthéon en 1989, Monseigneur Herbulot défendit sa mémoire : "On lui reproche d'être régicide (en fait, il n'a pas voté la mort du roi) et d'avoir été un prêtre constitutionnel. L'essentiel c'est qu'il ait été fidèle à la plus haute des constitutions : le sermon sur la montagne".