les statues du chœur

le Christ de Tanzanie

Vu dès l'entrée par le portail principal, ce Christ est placé au-dessus de l'autel à la pointe de la volute de briques surplombant le chœur. Son emplacement a été choisi pour être très visible au point de convergence des regards.

À échelle humaine (1,70 m), il est en bois et a été sculpté par des africains de Tanzanie à la fin du 19ème siècle. Découvert par Dom Miquel, ancien aumônier de l'abbaye de Limon, son origine symbolise l'universalité de l'Église.

La croix moderne qui le supporte est en acier noirci. Très large, elle est destinée à le mettre en valeur. Son style a été contesté comme n'étant pas très "catholique". Cette forme en "tau" (sans la barre supérieure portant selon la tradition les initiales latines I.N.R.I. du motif du supplice), est en réalité à l'honneur dans la Famille Franciscaine. Le "tau", ultime lettre de l'alphabet hébraïque, signe de la rédemption, a été adopté par Saint François. Elle a donc parfaitement sa place ici.


la Vierge de Chaource

Placée au-dessus du baptistère, cette statue en bois n'est haute que de 1,20 m. Elle date du XVIème siècle et provient de la région de Chaource, petite commune de l'Aube dans l'est de la France. On pense qu'elle faisait partie initialement d'un ensemble plus complet, vraisemblablement un calvaire. Sa position légèrement inclinée au-dessus de la cuve baptismale l'avait fait surnommer "Notre Dame du Plongeoir" par un prêtre malicieux !


Au cours du baptême, les nouveaux baptisés sont généralement consacrés à la Vierge, d'où son emplacement. Elle a été symboliquement placée à mi-hauteur entre le Christ et l'assemblée. Placé derrière, un panneau noir du plus mauvais effet est aujourd'hui censé la mettre en valeur.

Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

 

saint Corbinien

La statue du Saint Patron de la cathédrale est située à droite de la cathèdre, le siège de l'évêque. Corbinien est représenté en évêque portant la mitre. Œuvre de France et Hugues Siptrott, un couple d'artistes résidant en Alsace, la statue est en bronze teinté. Le corps est incliné comme pour lutter contre un vent impalpable. L'ours de Corbinien est aussi célèbre que son "maître". En effet, attaqué par un ours le saint homme réussit à le "convaincre" de l'aider (voir les tapisseries). Sans doute pour le punir, les artistes l'on représenté réduit à la taille d'un petit chien à la base de la statue.

Monseigneur Herbulot la décrit ainsi : Le corps de l'apôtre est marqué par les griffures de l'ours qu'il dompta au passage des Alpes. Ainsi apparaît que la vie est le lieu de l'affrontement au mal. Elle en sort vainqueur. Sa figure est celle de l'Orant, c'est à dire celui qui prie. Son regard conduit au-delà des horizons terrestres. La crosse, le bâton pastoral qu'il presse contre son cœur vient symboliquement comme parachever son œuvre spirituelle. Corbinien respire la bonté. Corbinien respire Dieu.

Une plaque fixée sur le support précise qu'elle a été offerte par l'association du mécénat d'entreprise d'Évry (le mécénat n'interdit pas la publicité !).