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Lormes aujourd'hui |

Comme toutes les communes de France, Lormes a payé un lourd
tribut lors de la Grande Guerre. Nombre de ses enfants sont tombés au champ d'honneur. Leur souvenir est perpétué par le monument surmonté d'un "poilu" édifié
au centre des Promenades. Leur mémoire est également rappelée par une plaque apposée sur le mur à l'intérieur de l'église.
Si Lormes a été directement épargnée par la Première Guerre Mondiale, elle est concernée par la Seconde : les Allemands sont là. La présence de bois offrant des cachettes naturelles est propice au développement des maquis comme le Maquis Camille. Les Maquisards, qui connaissent parfaitement la région, harcèlent les troupes d'occupation qui se hasardent peu dans les forêts. Le 12 juin 1944, alors que le débarquement vient d'avoir lieu en Normandie, les F.F.I., sans doute grisés par la future victoire, s'installent sur les toits et attaquent un convoi qui traverse la ville. Les Allemands prennent aussitôt en otages les hommes qui se trouvent là. Huit seront fusillés. La maison de l'horloger, au centre de la photo, est incendiée. Une plaque est apposée sur la mairie pour commémorer l'événement.
En 1996, Lormes, représentée par son maire, Christian Paul, signait un accord de jumelage avec la ville allemande d'Ulmen. Cette petite cité d'un peu plus de 3.000 habitants du Land de Rhénanie-Palatinat est édifiée dans le massif volcanique de l'Eifel. Son nom, signifiant l'Orme, n'est sans dout pas étranger à l'origine de cette association qui se traduit régulièrement par des échanges amicaux. Un menhir a été dressé dans le "Jardin d'Ulmen" près de l'étang du Goulot pour symboliser cette union. Située à l'entrée de la Route de Narvau, une sculpture sur bois commémore le dixième anniversaire du jumelage. Il est amusant de remarquer que, tout comme Lormes, la ville est située au bord d'un lac à 450 m d'altitude ! La "Platz de Lormes" (en français dans le texte) est, en Allemagne, le pendant du "jardin" lormois.|
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