Géographie du Morvan

Le Morvan, c'est le Lubéron sans les snobs (Christian Paul, ancien député de la Nièvre)

Le Morvan sur Google™ Maps

Situé au sud-est du Bassin Parisien et au nord-est du Massif Central, le Morvan (que l'on trouve encore parfois écrit Morvand) est un vieux massif usé qui culmine au Haut Folin (901 m) où une petite station de sports d'hiver avait autrefois été implantée. En raison de la stabilité du massif, une station sismique du Commissariat à l'Energie Atomique est installée à Lormes dans le hameau de Sommée. Le pays est resté longtemps isolé à la fois par le relief et par la forêt. De son climat rude découle peut-être le proverbe bourguignon : "Il ne vient du Morvan ni bon vent, ni bonnes gens !". Souvent mal situé par les historiens et géographes, le "vrai Morvan" s'étend des portes d'Avallon au nord à Saint Honoré les Bains au sud, et de Cervon à l'ouest aux portes d'Autun à l'est. De 2001 à 2010 le centre géographique des pays de la "zone euro" était situé dans le Morvan. Initialement sur la commune de Montreuillon, en 2007 il se déplaçait dans le Bois du Banquet (sur le territoire de Mhère) puis en 2008 à Ouroux en Morvan et en 2009 et 2010 à proximité de Liernais. Enfin en 2011 il a, sans doute définitivement, quitté le Morvan. La pluviométrie est élevée. Le sous-sol constitué de granit et d'arène, roche friable et spongieuse, est imbibé d'eau faisant du Morvan un véritable réservoir. L'Yonne, principal affluent de la Seine (et cause de ses débordements !) y prend sa source ainsi que de nombreuses rivières comme la Cure ou le Cousin.

Aucun grand axe ferré ou routier ne le traverse. Pendant quelques décennies, un chemin de fer à voie étroite, "le tacot", a relié Corbigny à Saulieu. La principale route est la "transmorvandelle", la RD 977 bis. De plus, par malchance, le Morvan n'a jamais constitué une entité politique (ou religieuse). Il est en effet "à cheval" sur quatre départements : la Nièvre, l'Yonne, la Côte d'Or et la Saône et Loire. Cette situation a favorisé le développement de Maquis pendant la dernière guerre.

Les villes sont petites, l'habitat très dispersé. La "capitale" est Château-Chinon, la plus grande ville. Elle doit sa célébrité au Président François Mitterrand qui en fut le député-maire. Le Musée du Septennat présente les cadeaux qu'il reçut au cours de ses deux mandats.

Le massif est en grande partie recouvert de forêts dont les arbres ont pendant plusieurs siècles été utilisés pour le chauffage de Paris. En effet, le grand nombre de rivières permettait le transport des bûches par flottage. Le flottage "à bûches perdues" alimentait le flot : les rivières, retenues par des barrages comme Les Settons, étaient "lâchées" créant une vague qui portait les bûches aux points de regroupement de Clamecy ou Vermenton. Là, elles étaient assemblées en trains qui les acheminaient par l'Yonne et la Seine jusqu'à Paris. Ce transport a pris fin au début des années 1920.

L'économie était essentiellement basée sur l'agriculture. Le bois a longtemps été très important, même après la disparition du flottage. Les feuillus ont laissé la place aux conifères au développement plus rapide et qui permettent le commerce des sapins de Noël. En maints endroits le paysage en a été transformé. L'agriculture reste modeste en raison du sol accidenté et de la présence de nombreuses haies. La principale ressource est l'élevage de charolaisLes bœufs blancs du Morvan, originaires de la région de Charolles en Saône et Loire, sont réputés pour la qualité de leur viande. destiné à la boucherie. Depuis quelques dizaines d'années se développe une économie basée sur le tourisme. De plus en plus de citadins, en particulier du nord de la France, de Belgique ou des Pays-Bas sont attirés par les collines du Morvan. Les vieux hôtels au confort incertain ont disparu. Des gîtes ruraux (comme celui des Roches à Lormes) ont vu le jour. Des campings ont été créés, développés, aménagés pour attirer des touristes amoureux de la nature.


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