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La Résistance dans le Morvan |
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Le 1er septembre 1939, avec l'invasion de la Pologne par l'armée allemande, débute la Seconde Guerre Mondiale. En mai 1940 les Pays Bas, la Belgique et le Luxembourg sont envahis, le 14 juin les Allemands sont à Paris, ils arrivent aussi dans le Morvan. L'armistice est signé le 22, la France est coupée en deux. La "ligne de démarcation", frontière intérieure étanche qui sépare le nord et l'ouest du pays occupé du sud dit libre ("zone non occupée", surnommée "zone nono"), passe au sud du Morvan.
Ce contexte, aggravé par des réquisitions de plus en plus nombreuses, forme un creuset dans lequel les mouvements de Résistance se développent rapidement et facilement. Regroupés en Maquis, c'est à dire en petits groupes autonomes avec à leur tête un chef dont on ne connaît à l'extérieur que le surnom (Camille ou Julien dans les environs de Lormes, Bernard à Ouroux, Mariaux à Crux-la-Ville, Socrate près d'Autun), les Résistants déstabilisent l'ennemi : ce sont les F.F.I. à ne pas confondre avec les F.F.L.. En liaison radio avec la France Libre à Londres, ils participent à des attaques visant la destruction des voies de communications, des lignes téléphoniques et électriques, des outils de production. Au milieu des résistants des chefs se lèvent comme Jean Longhi (dit Grandjean) qui coordonne l'ensemble des Maquis de la Nièvre. Ils stimulent les énergies et dirigent les actions au risque de leur vie. Dès le 22 novembre 1942, les maquis du Morvan reçoivent leur premier parachutage d'armes et de matériel dans la Forêt au Duc entre Quarré-les-Tombes et Dun-les-Places au nord de Lormes. Le colonel Roche (dit Moreau) est chargé d'organiser les divers groupes armés et s'installe entre Ouroux et Montsauche.
Lors du débarquement allié en Normandie (6 juin 1944) le Morvan compte une trentaine de maquis dont les effectifs totaux approchent les dix mille hommes au moment de la
Libération. En août 1944, l'armée allemande prend conscience de la nécessité de replier ses troupes du sud-ouest de la France en passant par le Morvan, en raison de la pression de l'armée de Patton (au nord) et d'un débarquement probable des alliés en Méditerranée. C'est pourquoi les troupes d'occupation tentent de faire sauter le verrou que constituent trois importants maquis de la région de Saint Saulge (Julien, Daniel et Mariaux). C'est la bataille de Crux-la-Ville (du 12 au 16 août) où 1500 Allemands appuyés par de l'artillerie et de l'aviation ne réussissent pas à réduire 800 maquisards encerclés. Ces derniers, aidés par les F.F.I. du Morvan et les F.T.P. du Val de Loire, décrochent après avoir fait subir des pertes sévères à l'assaillant.
| Merci à Jean Longhi (Grandjean) et à l'Association pour la Recherche sur l'Occupation et la Résistance en Morvan (A.R.O.R.M.) pour leur aide indispensable. Jean Longhi nous a quitté en décembre 2005 à l'âge de 94 ans. |
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